Une carte des pesticides en France pour faire agir le gouvernement

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Une nouvelle plateforme met en lumière l’exposition locale aux pesticides, grâce à une carte interactive qui révèle les zones les plus touchées. Lancée par plusieurs associations, cette initiative vise à sensibiliser le public et à interpeller les autorités pour une législation plus stricte.
La réalité est implacable : une grande partie de la population vit dans des zones où les pesticides imprègnent l’air, l’eau et même l’alimentation. La plateforme "Tous exposés" permet de vérifier, à l'aide d'une carte interactive, le niveau de contamination des communes. En Normandie, notamment, les régions agricoles comme la plaine de Caen sont particulièrement concernées. Ce projet, soutenu par des associations comme "Générations Futures" et "On est Prêt", se veut un outil de sensibilisation face à un danger souvent ignoré, malgré les preuves scientifiques qui s’accumulent sur les effets délétères des produits chimiques.
En utilisant ces cartes, les citoyens peuvent non seulement évaluer les risques dans leur environnement mais aussi interagir directement avec les politiques publiques. Magali Payen, du mouvement "On est Prêt", le souligne auprès de France Info : « En un clic, vous pouvez demander au ministre de la Santé de légiférer pour protéger notre santé et celle des agriculteurs. » Une démarche participative qui, bien que prometteuse, semble dérisoire face à la lenteur des réformes nécessaires. Les experts s’accordent sur un point : la solution réside dans la transition vers l’agriculture biologique.
Les récentes lois agricoles adoptées, dont la loi du 20 février 2025, ne semblent pas prêtes à répondre aux attentes de la société civile. Selon Christophe Barnouin de "La Maison de la Bio", « L’agriculture biologique existe depuis 30 ans, et il est prouvé que c’est une alternative viable, mais le système actuel privilégie toujours les méthodes chimiques. » Malgré la pression des associations, les décisions politiques continuent d’ignorer la nécessité d’une régulation stricte des pesticides.
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