L'UFC Que Choisir alerte sur la hausse de prix de l'électricité à venir en 2026
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À partir de 2026, une réforme controversée du marché de l’électricité pourrait faire grimper de 19% les tarifs pour les consommateurs français, soit 250 € de plus par an pour un foyer moyen. L’UFC-Que Choisir crie à la manipulation, mais Bercy défend ses calculs.
Le gouvernement français semble avoir trouvé une nouvelle manière d'alourdir discrètement les factures des Français, et l'UFC-Que Choisir n'a pas manqué de pointer cette dérive. Selon l'association, la réforme en préparation pour 2026, censée remplacer le système actuel, pourrait entraîner une « hausse massive » des prix de l’électricité, plaçant les consommateurs face à un fardeau supplémentaire. « Si cette réforme entre en vigueur dès cette année, cela reviendrait à une augmentation de 19% des tarifs, soit environ 250 € de plus pour un foyer moyen », alerte l’UFC-Que Choisir auprès de l'AFP. Un calcul qui soulève des questions sur la véracité des prévisions économiques actuelles, alors que les prix de gros de l’électricité connaissent des variations imprévisibles.
L’UFC-Que Choisir justifie ses projections sur les incertitudes concernant la fixation des tarifs réglementés à partir de 2026. Par exemple, un ménage consommant 6000 kWh par an pourrait voir sa facture augmenter de 233 €. L’association déplore également la timidité des mesures proposées par le gouvernement pour redistribuer les profits d'EDF, soulignant que seule une petite portion de la consommation des ménages serait réellement concernée par ces aides. Autrement dit, la solidarité promise serait bien insuffisante face à une hausse déjà inévitable.
Mais Bercy ne l’entend pas de cette oreille. Selon le ministère de l’Économie, les critiques de l’UFC-Que Choisir sont « biaisées » et ne tiennent pas compte des ajustements à venir. Le gouvernement assure que les mécanismes de reversement prévus dans la loi de finances garantiront que les tarifs au 1er janvier 2026 restent proches des niveaux actuels. Selon leurs simulations, l’approvisionnement « lissé sur deux ans » permettra d’amortir les hausses et d’atteindre une « stabilité des prix ». Mais cette vision optimiste a du mal à convaincre, alors que l’on se dirige vers une libéralisation accrue du marché de l’électricité, avec un passage complet à un modèle de marché concurrentiel.
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