Les restes d'une femme-vampire retrouvée par des archéologues ?

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FranceSoir
Publié le 06 septembre 2022 - 11:40
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Illustration de fouilles archéologiques (ici en Haute-Provence)
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Des fouilles archéologiques en Pologne ont mis à jour les restes d'une femme sur le cou de laquelle une faucille était disposée (photo d'illustration)
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C’est une étrange découverte qu’ont fait des archéologues qui travaillaient dans le cimetière du village de Pién, en Pologne : des restes d’une femme, enterrée avec une faucille au-dessus de son cou. Un objet placé ici pour l’empêcher de se relever d’entre les morts. À en croire d’autres signes, cette femme était vraisemblablement considérée comme une réelle « vampire ». Pourquoi ? Découvrez l'hypothèse la plus plausible dans cet article.

Coiffée d’un bonnet de soie, la femme dont on a retrouvé la dépouille semble être issue d’une classe sociale élevée. Mais ce qui a surtout interpellé les archéologues de l’université Nicholas Copernic, en Pologne, c’est la faucille qui était placée au-dessus de son cou. Cette pratique, les chercheurs l’attribuent à une protection contre les vampires : la faucille placée sur le cou est là pour l’empêcher de revenir parmi les vivants, dans la peau d’un vampire.

Des rites effrayants et fréquents

Selon le directeur des fouilles, le professeur Dariusz Polinski, interrogé par le Daily Mail, « la faucille n’était pas posée à plat mais placée sur le cou de telle manière que si le défunt avait essayé de se lever… la tête aurait été coupée ou blessée ». Autre détail troublant : la mâchoire de la femme comptait une dent de devant particulièrement saillante, de celles qui ressemblent aux dents attribuées à ces créatures légendaires, ainsi qu’un cadenas enroulé autour de son gros orteil gauche qui symbolise également un rite funéraire particulier pour empêcher la défunte de revenir d’entre les morts.

Une chasse aux vampires liée à une épidémie de choléra ?

Si ce type de pratique peut nous donner des frissons, elles étaient monnaie courante au Moyen-Âge et jusqu’au XVIIIe siècle. Tête et jambes coupées, corps brûlé, tige de métal lui traversant le corps, face placé contre terre pour lui faire mordre le sol… Ces rites visaient à empêcher le défunts de revenir d’entre les morts et de hanter les vivants voire de se transformer en vampires assoiffés de sang. Selon une étude publiée dans Plos One, c’est dans une épidémie de choléra que cette chasse aux vampires trouverait son origine. Les symptômes de cette toxi-infection du système digestif étaient à cette époque sans doute considérés comme surnaturels et les malades vus comme des créatures maléfiques, explique Futura-Sciences qui rapporte l’information.

A lire aussi : Des fouilles archéologiques racontent le quotidien du camp de concentration de Struthof

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