Non, le calvaire des personnels soignants suspendus n'est pas fini : "La réintégration, c’est pire que la suspension, moi je l’appelle la désintégration". Entretien avec Jean-Louis, du collectif "Les Essentiels"

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Gilles Gianni, France-Soir
Publié le 09 septembre 2023 - 11:15
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Photo de Kyle Glenn sur unsplash
Le bout du tunnel n'est pas encore là pour les soignants suspendus.
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ENTRETIEN - Avril dernier. Les nouvelles paraissent alors favorables. La Haute autorité de santé (HAS) laisse enfin entrevoir la réintégration du personnel soignant, après plus de 500 jours de suspension. Ces catégories de personnels, qui ont refusé dès septembre 2021 de se soumettre à l’obligation vaccinale contre la Covid-19 avec un produit expérimental non éprouvé, l’ont payé durement. Ni salaire, ni accès au chômage, ni autres ressources. Une véritable mise au ban de la société sous une impulsion bien plus politique que scientifique ou médicale. Nous avions interrogé Jean-Louis, photographe, engagé au sein du collectif Les Essentiels, dont le but a été, et demeure, de venir en aide à ces soignants abandonnés, maltraités, démunis. Si nous nous interrogions à l'époque sur la nature et les conditions de ce revirement, Jean-Louis a préféré immédiatement rester plus prudent : "Au risque de jouer les trouble-fêtes, je ne considère pas encore, à ce stade, que la réintégration des soignants soit vraiment une victoire". Sa méfiance s'est-elle avérée être justifiée ?

Gilles Gianni, France-Soir - En avril dernier, de nombreuses personnes se réjouissent de la fin de la suspension des soignants qui ont refusé le vaccin expérimental anti-Covid-19. Pas vous. Lors d’un entretien à France-Soir, vous exprimez même une prudence, voire une méfiance envers cet apparent relâchement. Avez-vous eu raison de rester sur la défensive ?

Jean-Louis, les Essentiels - C’est bien l’une des rares fois où je regrette d’avoir vu juste, car comme je le pressentais ce sont les conditions dans lesquelles s’opère la réintégration qui sont déterminantes. Pour quelques cas isolés elle s’est bien passée, elle leur a permis de souffler, de revivre un peu, mais pour beaucoup le calvaire est loin d’être terminé, il est même plus douloureux que jamais. Il l’est d’autant plus que leur problème est aujourd’hui réglé dans l’esprit de tous, alors que c’est bien souvent le coup de grâce, la mise à mort finale. L’une de ces soignantes exprime bien un sentiment assez partagé :

"La réintégration c’est pire que la suspension, moi je l’appelle la désintégration." 

Privés de leurs droits les plus élémentaires, dont celui au travail inscrit dans la Constitution, ils sont exsangues et criblés de dettes après 20 mois sans ressources ; pour manger ou nourrir leur famille certains ont dû vendre leurs meubles, leur voiture, leur maison, ils n’ont plus rien ! Comment se reconstruit-on au sortir d’une telle épreuve ? On n’en sort pas indemne, on ne s’en relève pas du jour au lendemain et les séquelles psychologiques vous marquent à jamais. Axelle, par exemple, l'exprime ainsi :

"Je mesure comme ma blessure est grande et comme elle sera longue à refermer. Même si je rebondis je resterai une suspendue." 

Cet été, pendant que la France était en vacances des personnels "réintégrés" se battaient pour leur survie, plus démunis que jamais, sans ressources, sans revenus. Mais pourquoi, puisqu’ils pouvaient reprendre le travail ? Parce que souvent le retour n’est plus possible. Ils espéraient une certaine reconnaissance de leur souffrance, ils ont rencontré l’indifférence, quand ce n’est pas l’hostilité :

"Nous ne sommes plus rien, même plus suspendus finalement. On s'est entendu dire - Je ne veux pas avoir d'ennuis, je comprends ta colère mais bon, il faut passer à autre chose – Tout le monde veut mettre un couvercle dessus, le gouvernement n'a même plus besoin de nous faire taire ou de nous invisibiliser, ce sont les gens, notre entourage, nos collègues qui ne veulent pas nous entendre, ils veulent oublier"

À l’instar d’une victime dont on ne reconnaît pas le préjudice, ils ne peuvent même pas faire le deuil de ces 20 mois de bannissement. Psychologiquement affaiblis beaucoup craquent, ils sont déclarés en incapacité d’exercer par la médecine du travail et se retrouvent en arrêt maladie après quelques jours. Mais la surprise qui les attend, c’est la double peine. N’ayant pas cotisé pendant plus d’un an, ils n'ont droit à aucune indemnité, et leur contrat de travail étant rétabli ils ne peuvent bénéficier d’aucune aide. 

Pour d’autres "réintégrés", c’est l’établissement qui ferme pour un mois d’été. Même punition, ils n’ont cumulé aucun droit à congé pendant la suspension, ils se retrouvent sans ressources, mais étant titulaire d’un contrat de travail ils n’ont même pas droit au RSA. 

Le pire malgré tout c’est le harcèlement plus ou moins affiché/assumé qui les attend. Poste supprimé, reclassement à un poste inadapté, ou géographiquement éloigné, brimades diverses, acharnement de petits chefs revanchards, licenciement abusif, etc, la liste n’est pas exhaustive. Voilà le lot de ces personnels (et il n’y a pas que des soignants) que l’on achève à l’occasion de leur réintégration. 

France-Soir - Vos propos laissent entendre, au-delà de la multiplicité des cas, que la machine administrative a gardé dans son ADN mêlé à la gestion de la crise sanitaire une volonté de découragement, de discrimination, voire d'exclusion du personnel de santé qui n'a pas voulu recevoir le vaccin expérimental anti-Covid-19. Comment expliquer cela en ce qui concerne des administrations, des agences de santé ? 

Je ne crois pas que ce soit spécifique à la gestion de la crise sanitaire. L’administration n’a pas d’états d’âme, c’est une machine qui peut s’avérer lourde et inopérante, ou, comme on l’a vu ici, redoutablement efficace lorsqu’il d’agit d’exécuter des ordres. Se poser la question de leur finalité n’est pas son rôle et ce sont les circonstances qui ont rendu possible l’inconcevable. C’est l’expérience de Milgram et le concept de la banalité du mal, théorisé par Hannah Arendt, que nous avons vus à l’œuvre tout au long de cette crise.  

Le traitement réservé aux personnels suspendus est indigne de toute société humaine. Il a pourtant suivi un plan implacable, relayé à chaque échelon par des agents zélés et déresponsabilisés, qui sont l’apanage de tout service administratif. Un agent refusant d’obéir est un grain de sable qui menace d’enrayer la machine bien huilée de l’administration, il n’y a pas sa place. La discrimination, le découragement et l’exclusion répondent alors à cette stratégie d’élimination des "moutons noirs" et les agences de santé ne sont qu’un des relais de cette froide mécanique. 

Le drame c’est que l’hôpital, autrefois havre de bienveillance, suit aujourd’hui cette même tendance, l’empathie s’effaçant devant les directives administratives comme nous l’explique cette infirmière :

"Mon retour n’est absolument pas souhaité, tout est mis en œuvre pour me pousser vers la sortie. Je me retrouve désemparée face à une hiérarchie dénuée d’empathie et d’humanité. Ma réintégration est impossible. Je me rends compte que je n’ai plus ma place à l’hôpital."

Cette autre soignante dresse un constat similaire :

"Notre fonction est d'être disponible psychiquement, d’accueillir la différence, la liberté de choix. L'hôpital veut m’imposer l’inverse de ces valeurs fondamentales que je défends depuis 10 ans auprès des patients. J’ai la sensation de jouer une partie d'un jeu dont les autres ont les règles, mais pas moi..." 

Nul n’ignore que de nombreux soignants ont eu recours à un faux certificat de vaccination, mais l’administration a su fermer les yeux. Sous des prétextes de gestion sanitaire, l’objectif visé est donc bien la soumission avant tout. Rien d’étonnant alors au traitement réservé aux dissidents qui n’ont pas accepté l’injection expérimentale. Certains chefs d’établissements ont pourtant refusé ce dictat de l’absurde, employant des soignants non vaccinés testés négatifs à la seule condition que les collègues n’en sachent rien. Se soumettre n’était donc pas une fatalité, mais de tels cas restent très isolés. Comme dans l’expérience de Milgram il appartient à chaque individu de se positionner en écoutant sa conscience, mais si dire non est toujours possible, ce n’est pas dans l’ADN de l’administration. 

C’est bien la participation de tous les agents de l’administration, à chaque niveau hiérarchique et dans une immense chaîne de déresponsabilisation collective qui a permis l’infâmie de ce régime de suspension. Mais le plus effrayant c’est que l’administration n’est pas le seul corps d’état à avoir appliqué à la lettre ces instructions déshumanisées. Dans toutes les strates de la société civile la même tendance a pu être observée. Pour exemple, l’agence d’Interim qui employait Patricia avant la suspension lui déclare aujourd’hui :

"Vous ne trouverez plus de missions, vous êtes marquée d’une pastille rouge."

Et même si la comparaison heurte certains esprits résolument aveuglés, on ne peut nier que ces dérives sont une répétition de notre histoire pas si ancienne. 

La véritable originalité réside dans l’ampleur du phénomène, car jamais les médias n’ont eu un tel pouvoir d’influence. Aux mains d’une poignée de milliardaires proches des hautes sphères de l’État, ils ont perdu leur rôle de quatrième pouvoir, ils ont mis une chappe de plomb posée sur les mensonges d’état et se font l’écho de la propagande gouvernementale. Avec leur concours, on assiste à une manipulation de l'opinion publique et celle-ci a fonctionné à merveille, la peur anesthésiant tout esprit critique. Cette soumission a gangréné la société toute entière et le peuple, en acceptant sa servitude, a renoncé à son libre arbitre, allant jusqu’à bannir ceux qu’on lui faisait applaudir hier comme ses héros. 

La maltraitance des personnels suspendus par l’administration aurait pu être le déclencheur d’une prise de conscience, mais si quelques-uns ont ouvert les yeux, le grand réveil n’a hélas pas eu lieu. 

France-Soir - La suspension des soignants a entraîné la mort sociale de certains, comme vous le décrivez, mais aussi la mort par suicide, comme par exemple Mme Sylvie Desarménien. Cette aide-soignante en service de réanimation, particulièrement engagée dans son travail, n'a pas supporté de voir son métier aussi dénaturé et déshumanisé. Avec de tels drames, comment jugez-vous aujourd'hui le maintien de choix politiques dont on sait qu'ils n'ont servi à rien contre l'épidémie ? En effet, le vaccin expérimental anti-Covid-19 n'arrête pas la transmission du Sars-Cov-2, comme le fabricant l'a lui-même rappelé. Le statisticien Pierre Chaillot explique cette politique par la volonté de "faire obéir aux ordres du chef". Vous parlez vous-même de "soumission". Pourquoi un tel entêtement alors que la France est en manque de soignants ? 

Les élus représentent leurs électeurs et leurs actions devraient en principe n’être inspirées que par cet engagement, mais depuis longtemps déjà les choix politiques sont davantage orientés par les lobbies des grandes entreprises que par le bien-être du peuple. Sous la pression d’une normalisation mondiale destinée à servir les grands acteurs économiques, la société tend vers une uniformisation dans tous les domaines (y compris culturel), l’individu et la vie privée s’estompant peu à peu face à un intérêt que l’on dit collectif, mais qui sert avant tout ceux du sommet de la pyramide sociale. C’est semble-t-il la préoccupation première du gouvernement actuel. 

Dans ce contexte, les drames individuels ont très peu de poids face aux énormes intérêts économiques et aux enjeux de pouvoir. 

La population vieillit et en 20 ans 100.000 lits ont été supprimés, dont 5.700 pendant la crise du Covid. À aucun moment il n’y a eu remise en cause de cette désastreuse politique de santé. Cherchez l’erreur ! Des personnels ayant fait le choix de consacrer leur vie au service des autres sont conduits à une mort sociale, allant parfois jusqu’au suicide, pendant que des milliers de patients ne sont pas pris en charge faute de personnel soignant. Tout cela correspond bien à une volonté politique délibérée orchestrée depuis des décennies. La rentabilité prévaut désormais sur la qualité des soins et comme le dit Barbara, aide-soignante :

"Cette crise a permis de faire accepter aux citoyens le renoncement à une qualité de soins et de prise en charge." 

Pour l’administration un bon fonctionnaire est un agent docile, celui qui réfléchit est un caillou dans la chaussure, mais pour les politiques, c’est carrément un danger. Ces soignants qui n’ont pas adhéré à une injonction vaccinale expérimentale sont les mêmes qui dénoncent depuis longtemps la casse de l’hôpital public et la destruction de notre système de santé pour y substituer un modèle à l’américaine. C’est pour cela que Macron veut à tout prix "emmerder les non-vaccinés", ils dérangent le plan. Dès lors, il faut à tout prix éjecter les récalcitrants. 

Mais surtout, si au sein du parti macroniste et de ses sympathisants il y a bien la nécessité d’obéir au chef, au-delà de la figure de Jupiter l’entêtement est devenu inéluctable à tous les niveaux de décision et dans tous les corps de la société. C’est "la boîte de Pandore" dont je parlais au mois d’avril. Reconnaître ses erreurs, ses mensonges, c’est implicitement admettre que les mesures et les contraintes imposées à tous n’avaient aucun fondement scientifique. Au regard des dizaines de milliers de morts consécutifs au refus de traiter dès les premiers jours de la crise et à tous les effets indésirables graves et à l’augmentation de la mortalité liés à la vaccination de masse, le dicton "responsable mais pas coupable" n’a plus cours. Il s’agit bien là de culpabilité et elle est collective, car tous ont appuyé ces choix et s’en sont rendus complices, les politiciens en premier lieu, les députés et sénateurs représentants du peuple, l’administration comme on l’a vu ci-dessus, nombre de scientifiques et de médecins, les syndicats, la justice et jusqu’à la population qui s’est pliée sans contestation à ce régime ubuesque. 

C’est la "corruption systémique". Et c’est ce qui fait que l’entêtement semble pour l’instant la seule issue possible, mais c’est une fuite en avant qui à terme pourrait s’avérer explosive. 

France-Soir : Les soignants délaissés, toujours attachés à leurs métiers et pourtant non réintégrés, demeurent dans des situations de détresse sociale complète. Votre collectif Les Essentiels les aide depuis septembre 2021. Comment s'organise votre assistance aujourd'hui et de quoi avez-vous besoin pour maintenir celle-ci ? 

Oui ces professionnels sont attachés à leur métier, et c’est bien cela l’absurdité de la suspension, avoir réussi à décourager des soignants passionnés et dévoués alors que partout on peine à en recruter. Le chirurgien Eric Loridan décrit bien ce paradoxe :

"Ceux-là sont les premières victimes de ce système qui broie les plus belles âmes soignantes." 

Le collectif Les Essentiels s’est créé en septembre 2021 avec pour mission de mettre en lumière les suspendus, "Leur donner un visage, les écouter, les aider". Des portraits, des récits et un appel aux dons ouvert à la page "Les Aider/Faire un don" de notre site, c’est le cœur de notre projet, avec plus tard un livre et des expositions. 

En deux ans, nous avons ainsi été confrontés aux situations les plus dramatiques. Nous avons contribué à sortir de leurs difficultés des familles ou des personnes isolées, parfois même de façon définitive et nous continuons à suivre ceux que nous avons aidés. 

Couvrant l’ensemble du territoire national, notre collectif compte à ce jour plus de 140 photographes et la particularité de notre organisation est qu’elle s’articule autour d’un partenariat étroit avec quelques associations. Cette synergie nous confère une grande liberté tout en nous permettant d’être à la fois très réactifs et de pouvoir intervenir partout, en France métropolitaine et jusqu’en Outre-Mer. 

Très prochainement nous allons pouvoir disposer des droits d’auteur du livre "Les Apprentis Sorciers", qu'Alexandra Henrion-Caude a choisi de céder aux suspendus en confiant à notre collectif la charge de leur distribuer. Mais cela ne suffira pas car nous recevons quotidiennement des appels à l’aide et les besoins se chiffrent en plusieurs centaines de milliers d’euros. 

Il y a urgence, c’est pourquoi nous lançons ici un nouvel appel aux dons pour venir en aide à ces suspendus, certains d’entre eux étant aujourd’hui à l’agonie. Leur détresse est plus profonde que jamais, ces quelques paroles de "réintégrés" en donnent la mesure :  

Adèle : 

"Écartée telle une pestiférée et d'un jour à l'autre redevenue indispensable. Je n'imaginais pas pouvoir être déçue d'être réintégrée. Ce moment tant espéré et à la fois tellement illusoire, oui je l'attendais désespérément, mais une réintégration sans considération me laisse amère. Je voulais reprendre mon métier aimé mais après bientôt deux mois de reprise à mon poste d’infirmière je me sens éteinte."

Véronique :

"Il est difficile de refermer la page, de digérer cette épreuve étant donné qu’il n’y a pas vraiment de fin à cette suspension ! Une 'suspension de suspension' et non une abrogation de cette loi nous laisse fragiles dans notre parcours professionnel. J’aimerais poursuivre dans le domaine du soin, mais nous restons sur un siège éjectable !"

Delphine :

"Il y a une cassure, une blessure géante qui me rappelle que je suis jetable. J’ai perdu toute confiance dans l’institution, je vis au jour le jour, je ne peux plus me projeter dans l’avenir." 

Et que dire des libéraux, dont certains ont tout perdu, leur cabinet, leur maison, lorsqu’ils ne sont pas en plus poursuivis par le conseil de l’Ordre ? 

Ou comment ne pas s’indigner du cas d’Olga, suspendue en septembre 2021. Elle n’a pas été réintégrée au 15 mai 2023, son employeur refusant de lui restituer son poste au motif qu’elle est remplacée par un agent de la fonction publique. Aucun autre poste ne lui est proposé et l’employeur a engagé une procédure de licenciement. L’entretien préalable au licenciement a eu lieu mi-juillet et son licenciement est soumis au passage en commission des contractuels, qui se tiendra… courant septembre !

En attendant elle est empêchée de reprendre son poste et l’employeur refuse de la payer au motif qu’elle n’a pas effectué son service… Victime d’un abus de droits manifeste, elle est sans salaire depuis bientôt 4 mois, sans pouvoir s’inscrire à Pôle Emploi ni percevoir aucune aide puisqu’elle n’est encore pas licenciée. Pendant la suspension elle pouvait toucher le RSA, là elle n’y a même plus droit ! L’employeur sait qu’après 20 mois de suspension elle n’a pas les ressources financières pour engager un avocat et il cherche ainsi à la pousser à la démission. 

Que vous décidiez ou pas de répondre à notre appel aux dons, visitez notre site, cliquez sur les photos, lisez les témoignages et surtout n’hésitez pas à les partager pour rappeler à tous que ces suspendus souffrent encore et pour tenter de briser le mur de cette indifférence générale qui est, pour eux, la pire des sentences. Ne pas oublier, ne pas LES oublier ! C’est notre premier devoir de citoyen, c’est aussi un devoir d’humain à humain, tout simplement.

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