Le confinement aurait dégradé considérablement la santé des jeunes en accentuant le sédentarisme
L’Anses vient de publier une évaluation alarmante des risques sanitaires associés à la sédentarité et à l’inactivité physique des enfants et adolescents. Surpoids, obésité, troubles du comportement alimentaire ou encore une qualité du sommeil et de vie altérée sont quelques conséquences du manque d'exercice physique des jeunes Français, provoqué par le confinement.
Le confinement accentue la tendance des jeunes à l’inactivité physique et la sédentarité
Selon ce rapport, deux tiers des 11-17 ans présentent un niveau de risque élevé d’exposition à des problèmes de santé aggravé par le manque d'activité de ces derniers mois. Le temps passé devant les écrans, le tabagisme, la malbouffe, ont impacté très négativement la bonne santé des jeunes adolescents.
Selon ce rapport, plus de la moitié des adolescents, soit 66 %, passent plus de 2 heures de leur temps face aux écrans et font moins de 60 minutes d’activité physique par jour, ce qui représente un risque sanitaire préoccupant. Encore plus préoccupant, 49 % des jeunes sont même dans un risque sanitaire très élevé, car ils passent plus de 4h30 de leur temps face aux écrans par jour et ne réalisent que 20 minutes d’activité physique par jour.
Alors que les activités extra scolaires sont interdites à cause du confinement, salles de sport et piscines fermées, et le temps de déplacement moyen réduit à 1heure, l'Anses prévoit de se focaliser sur la promotion des pratiques physiques du quotidien , telles que se déplacer à pied, jouer à des jeux de plein air, porter une charge ou encore monter ou descendre les escaliers pour augmenter l’activité physique.
Les jeunes ont besoin de faire de l'exercice pour leur santé mentale
Pendant que la deuxième vague du Coronavirus retombe, les conséquences psychologiques sont en hausse. Le 19 novembre dernier, Olivier Veran a évoqué le malaise mental, des personnes âgées et des jeunes. “Ras-le-bol, stress, anxiété, déprime, l'impact psychologique est réel. Tout le monde n'en souffre pas, mais chacun peut être concerné », prévient Olivier Véran. Le tiers des étudiants serait "en détresse" à cause des incertitudes concernant l’avenir, mais aussi à cause du manque d'activité physique. Selon une récente étude anglaise, de nouvelles relations ont été repérées entre la pratique d'exercices cardio-respiratoires et la diminution du développement de troubles psychologiques courants.
Les adolescents doivent bouger pour échapper aux mauvaises habitudes devant les écrans
Selon l'Anses, chez les enfants et les adolescents, les besoins d’activité physique sont encore plus élevés que chez les adultes et sont plus difficiles à satisfaire en confinement. Ceci pousse à accorder une attention toute particulière à la situation des adolescents et aux risques découlant de mauvaises habitudes comportementales et alimentaires associées à l’augmentation des temps passés devant les écrans.
Selon François Carré, cardiologue et médecin du sport au CHU de Rennes (Ille-et-Vilaine) ces habitudes prises pendant le confinement sont aujourd'hui source de mauvaise santé, et peuvent même s’avérer handicapantes, car les jeunes ont tendances à les prérenniser jusqu’à la trentaine. Les études montrent qu’un enfant assis sera un adulte assis.
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