Vaccination covid : jusqu'à 4,5 millions d’effets secondaires selon sondage représentatif- partie II


Résumé
La troisième vague de l’enquête France-Soir/BonSens.org, menée les 27 et 28 mars 2025 auprès de 1200 Français, révèle une défiance persistante envers le gouvernement et les autorités sanitaires. Une majorité (51 %) juge mauvaise la gestion de la crise Covid-19, 64 % réclament une commission d’enquête et 79 % exigent la levée du secret défense sur les décisions prises.
Sur la vaccination, seuls 13 % des Français n’ont jamais été vaccinés, mais 93 % ont arrêté avant la 5e dose, signe d’un désengagement massif. Si 56 % déclarent n’avoir eu aucun effet secondaire, 9 % rapportent des effets indésirables significatifs, soit environ 4,51 millions de personnes sur 50.063 millions de vaccinés de 18 ans et plus (Santé publique France et Covid Tracker).
Par ailleurs, on peut estimer que pour 69 % leur consentement n’a pas été pleinement éclairé, faute d’informations équilibrées sur les risques et bénéfices. Ces chiffres, issus du déclaratif faute de données officielles, soulignent une crise de confiance et un besoin urgent de transparence.
Introduction
Dans le climat de défiance actuel, amplifié par des crises successives – économique, sanitaire et géopolitique –, France-Soir et l’association BonSens.org ont commandé plusieurs vagues d’enquêtes sociologiques à la société MISGroup pour sonder les perceptions des Français. Ces études visent à établir une base factuelle sur leurs inquiétudes, leurs opinions et les enjeux jugés critiques pour l’avenir du pays. Cette troisième vague, réalisée les 27 et 28 mars 2025, fait suite aux enquêtes du 16 janvier et du 26 février 2025, qui avaient déjà révélé une perte de confiance marquée envers la politique menée par Emmanuel Macron. Elle permet de suivre les évolutions dans le temps et d’offrir une photographie actualisée des préoccupations nationales.
Santé et crise sanitaire : un regard critique
Laurent Toubiana, épidémiologiste, et BonSens.org réclament depuis 2022 les données de mortalité toutes causes par statut vaccinal et par classe d’âge, essentielles pour évaluer objectivement l’impact de la vaccination Covid-19. Face au retard du tribunal à trancher cette demande, l’opacité persiste. Par ailleurs, les associations ReinfoLiberté et BonSens.org ont contesté la décision du tribunal administratif de Toulouse de suspendre des panneaux affichant des estimations d’effets secondaires, pourtant basées sur les données de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament). Cette censure alimente un sentiment d’injustice : 77 % des Français estiment que « l’usage du mensonge est généralisé en politique, car il n’y a pas de prix à payer quand on ment », et 79 % jugent difficile de distinguer le vrai du faux dans le discours public.

Faute de données officielles, cette partie du sondage s’appuie sur les déclarations des Français pour éclairer les effets réels de la vaccination, en l’absence de transparence des autorités.
Méthodologie
L’enquête a été réalisée les 27 et 28 mars 2025 par MIS Group sur un échantillon représentatif de 1200 Français, selon la méthode des quotas (sexe, âge, catégorie socio-professionnelle, répartition géographique). Si les sondages standards se limitent à 1000 personnes, cet échantillon élargi permet des analyses plus précises, réduisant les marges d’erreur statistiques.
Les résultats sont publiés en plusieurs parties. La première, parue ce matin, traite de la situation en France, des enjeux internationaux – notamment le conflit russo-ukrainien – et des questions de défense nationale, à la lumière des récentes déclarations gouvernementales. Cette seconde partie, présentée ici, se concentre sur les problématiques de santé publique, la crise sanitaire et la vaccination contre la covid-19. Étant donné l’absence de données de preuves des autorités, il ne reste plus que le déclaratif des Français pour permettre de comprendre les réels effets secondaires de la vaccination.
Dans les autres parties seront abordées les craintes des Français, leurs opinions sur la démocratie et la gouvernance, et enfin une dernière partie résumera les positions majoritaires des Français en termes d’opinion et d’attitudes.
Mauvaise gestion de la crise covid-19
Pour 51 % des Français, le gouvernement a mal géré la crise sanitaire, un constat stable depuis janvier 2025.

Cette défiance se traduit par des demandes claires : 64 % souhaitent une commission d’enquête parlementaire, et 79 % exigent la levée du secret défense sur la gestion de la crise (Source : vague de février 2025). De plus, 69 % appellent à une évaluation indépendante des traitements précoces contre la covid-19, reflétant un scepticisme envers les choix des autorités sanitaires.
Devant l’opacité des autorités à fournir les éléments tangibles de preuve, il ne reste que le déclaratif des Français comme élément factuel qui permette d’apporter des éléments chiffrés au débat. Petit retour sur la vaccination, le consentement ainsi que les effets secondaires
Vaccination contre la covid-19 : entre coercition et désillusion
13 % des Français déclarent n’avoir jamais été vaccinés. Ce chiffre est supérieur de six points aux estimations des agences de santé françaises comme la DRESS qui, en aout 2022, estimait ce chiffre à 6,5 % de la population de 18 ans et plus.

Initialement, la confiance dans les autorités sanitaires et les campagnes médiatiques promettant une protection universelle (« tous vaccinés, tous protégés ») a poussé une majorité à se faire vacciner. Cependant, seuls 7 % ont reçu 5 doses ou plus : après la première dose et le rappel, 93 % ont cessé de suivre les recommandations, signe d’une prise de conscience progressive des limites ou des risques.
Sur la coercition, 41 % affirment n’avoir subi aucune pression, tandis que 43 % rapportent une pression sociale (faible ou forte), souvent amplifiée par les messages médiatiques. La pression sociale ne tient donc pas compte des réelles données de la science, mais aurait entrainé ce conformisme.

Par ailleurs, 9 % ont été contraints par leur employeur, et 7 % ont ressenti une pression professionnelle, soit 59 % ayant été influencés socialement ou professionnellement. Mais, sur quelles bases scientifiques ces obligations ont-elles été imposées ? Le principe du consentement libre et éclairé, pilier des droits fondamentaux, semble bien fragilisé par des agences de réglementation ou des institutions qui auraient fait fi d’assurer le respect de ces conventions internationales, en dépit de l’intérêt du patient.
Un consentement vicié ?
Seuls 31 % des sondés estiment avoir reçu toutes les informations sur les risques et les bénéfices avant la vaccination. À l’inverse, 30 % déplorent un manque total d’information, et 33 % notent un déséquilibre favorisant les bénéfices au détriment des risques.

Lors de la vaccination, 40 % disent n’avoir reçu aucune explication, 55 % ont signé un formulaire sans détails et seuls 3 % ont été informés du caractère expérimental des vaccins. Ces chiffres interrogent le rôle des autorités (ANSM, HAS, ARCOM) dans la garantie d’une information transparente.

Ainsi, pour 69 %, le consentement n’a pas été pleinement respecté d’une manière ou d’une autre puisque seuls 31 % déclarent avoir eu toutes les informations.
Modalités de la vaccination - Pfizer empoche la mise
Pfizer domine le marché : 65 % des Français ont reçu ce vaccin pour leur première ou seconde dose.

Les lieux de vaccination reflètent une logique de masse : 42 % sont passés par un vaccinodrome ou un centre vaccinal, où le temps d’information était réduit, et 25 % par une pharmacie, souvent sans consultation médicale préalable. Une autre atteinte au vice du consentement libre et éclairé.

Des effets secondaires bien plus important qu’estimés par les agences de santé
Côté effets secondaires, 56 % n’en rapportent aucun. Cependant, 35 % ont ressenti de la fatigue, et 9 % ont signalé des effets plus graves, déclarés à leur médecin ou en pharmacovigilance.

Sur 54.672 millions de vaccinés, dont 50.063 millions de 18 ans et plus, cela représente 4,51 millions de personnes affectées (9 % * 50.063) – un chiffre bien supérieur aux scandales sanitaires passés, comme celui du sang contaminé.
Plus inquiétant, 1 % (soit 500 630 personnes) ont rapporté des effets pour lesquels une déclaration a été effectuée en pharmacovigilance, un volume qui aurait dû inciter l’ANSM à réévaluer la campagne vaccinale.
Rappelons que l’ANSM dans son dernier rapport publié sur les effets secondaires avait rapporté 200 000 effets indésirables enregistrés, dont 25 % de graves, soit 50 000 (EIG). Dans les revues scientifiques, il est communément accepté que les EIG sont sous déclarés par un facteur 10 de par la complexité déclarative. C’est bien ce que nous retrouvons ici avec 50 000 EIG dans la base de données de l’ANSM et 500 630 estimés par la déclaration de ce sondage.
Enfin, 8 % ont consulté pour des troubles dépressifs post-vaccination, un phénomène pouvant expliquer la hausse de l’usage des neuroleptiques.

Perceptions et opinions
Les opinions des Français sur les éléments suivants viennent caractériser leurs positions sur la covid :
- 71 % pensent que le confinement et la vaccination ont engendré doutes et dépressions.
- 61 % jugent la baisse de la natalité préoccupante, liée pour 72 % à l’incertitude de l’avenir.
39 % rapportent que des proches ont souffert d’effets secondaires de la vaccination covid. - 18 % des femmes signalent des troubles de la libido post-vaccination, et 12 % des hommes des problèmes érectiles.
En définitive, cet aspect de l’enquête France-Soir/BonSens.org met en lumière de nombreuses interrogations sur le rôle des agences comme l’ANSM, la HAS ou l’ARCOM, censées garantir une information équilibrée et protéger le consentement libre et éclairé. Au regard de tels résultats, ces agences ne peuvent être que perçues comme défaillantes, contribuant ainsi à la perte de confiance des Français dans les institutions consacrée dans la vague précédente est plus que normale. On peut également questionner la responsabilité des médias, qui ont relayé les messages des autorités plus qu’optimistes sans fondement scientifique solide, contribuant à une coercition sociale et à une défiance généralisée. Face à l’opacité des données et à l’absence de débat transparent, ces institutions devront répondre à une exigence croissante de clarté et de responsabilité.
Étude BonSens.org et France-Soir analysée par FranceSoir.fr sur la situation en France, à l’international mené le 27-28 mars 2025 sur un échantillon représentatif de la population française de 1200 personnes. Méthode des quotas sur les critères de sexe, âge, catégorie socio-professionnelle et répartition géographique. L'enquête a été réalisée par MIS Group pour l’association Bonsens.org et la société Shopper Union France SAS qui publie et édite le site www.francesoir.fr. Tout sondage comporte statistiquement des marges d'erreurs, réduites en l'espèce de par la taille de l'échantillon de 1200 personnes. Toute personne a le droit à consulter la notice prévue par l'article 3 de la loi.
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