Le comité de suivi de LFI contre les violences sexuelles saisi après des accusations contre Taha Bouhafs

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Par AFP - Paris
Publié le 11 mai 2022 - 16:33
Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse)
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Le journaliste Taha Bouhafs a retiré mardi sa candidature aux législatives à Venissieux, photo prise à Aubervilliers, le 7 mai 2022.
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© JULIEN DE ROSA / AFP
Le journaliste Taha Bouhafs a retiré mardi sa candidature aux législatives à Venissieux, photo prise à Aubervilliers, le 7 mai 2022.
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Le comité de suivi de LFI contre les violences sexuelles et sexistes a été saisi après un témoignage accusant le journaliste militant Taha Bouhafs, qui a retiré mardi sa candidature aux législatives à Venissieux, a indiqué mercredi le parti.

"Le comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles, mis en place au sein de la France insoumise, a bien été saisi" samedi "d'un témoignage relatant des faits supposés de violences sexuelles reprochées à Taha Bouhafs", écrit le comité dans un communiqué, confirmant pour partie des informations révélées par BFMTV.

"Une procédure a été enclenchée immédiatement au sein de la France insoumise", et Taha Bouhafs "a été confronté" lundi "aux accusations dont il faisait l'objet", précise le comité.

L'intéressé "a fait le choix de renoncer de lui-même à l'investiture", "avant même la fin de procédure interne", après s'être vu signifier que La France insoumise "pouvait être amenée à ne pas l'investir", "en raison de la gravité des faits supposés, par principe de précaution".

Taha Bouhafs, journaliste controversé de 25 ans, avait annoncé mardi matin qu'il retirait sa candidature aux législatives à Vénissieux (Rhône), dénonçant des "attaques sans précédent" contre lui.

"J'ai sous-estimé la puissance de ce système quand il veut vous broyer", écrivait-il alors sur Twitter. "J'ai été soutenu, pas assez pour tenir, mais assez pour être reconnaissant. (...) Continuez à vous battre. Pour ma part, j'ai essayé mais je n'y arrive plus", concluait celui qui disait vouloir défendre "les préoccupations d'une France qui ne se sent pas représentée".

Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon avait alors dénoncé "une meute (qui) s'est acharnée contre lui" avec "menaces de mort et mises en cause publiques quotidiennes". "Je m'en veux de ne pas avoir su le réconforter autant que nécessaire", avait-il ajouté.

"Le travail du comité de suivi se poursuit pour accompagner et orienter vers les structures adaptées les femmes qui ont parlé", ajoute le comité qui "se tient à disposition pour recevoir les éventuels témoignages d'autres femmes".

Il précise n'avoir pas voulu rendre publique l'affaire, "conformément au souhait exprimé par l'auteure du témoignage".

"C’est la publication d'informations dans la presse qui nous conduit aujourd'hui à nous exprimer publiquement", ajoute-t-il.

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