Renforcer la maîtrise de l'écrit à l'école, une "urgence républicaine" pour Attal

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France-Soir, avec AFP
Publié le 15 septembre 2023 - 16:00
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Gabriel Attal à l'Élysée, le 4 Juillet 2022
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F. Froger / Z9, pour FranceSoir
Gabriel Attal à l'Élysée, le 4 Juillet 2022.
F. Froger / Z9, pour FranceSoir

DÉPÊCHE — Pour Gabriel Attal, améliorer la maîtrise de l'écrit chez les élèves est une "urgence républicaine". Vendredi 15 septembre, en déplacement dans une école primaire d'Eure-et-Loir, il a présenté les mesures qu'il souhaite mettre en place : abolition des "textes à trous", test de rédaction à l'entrée en 6ᵉ, concours d'écriture...

À l'occasion des évaluations de début d'année dans les classes, c'est à Tremblay-les-Villages que le ministre de l'Éducation s'est rendu pour faire part de ses projets : "Je crois à l'importance de l'écrit, et je vais plus loin, de l'écriture, y compris de l’écriture créative", a-t-il amorcé.

Début septembre, "j'avais été interpellé dans une tribune par des artistes et des intellectuels", publiée dans le journal Le Monde, appelant à "redonner à l'écrit" ses "lettres de noblesse". "C'était important pour moi de répondre", a-t-il expliqué. Selon lui, il s'agit d'un "devoir d'exigence et d'excellence" que de faire remonter le niveau de l'écrit, notamment car aujourd'hui, "près d'un élève sur trois ne sait pas lire ou écrire convenablement à son entrée en 6e".

Pour ce faire, voici ce qu'il a proposé :

  • "abolir les textes à trous dans les apprentissages au cours moyen et au collège" ;
  • faire en sorte que les "évaluations nationales" à l'entrée en 6ᵉ impliquent un "test de rédaction" en plus de la lecture ;
  • "mettre le paquet sur les savoirs fondamentaux", notamment en augmentant le temps passé à la lecture au CP et le temps passé à l'écriture en CM2 ;
  • créer un "double grand concours national d'écriture", pour les étudiants et les enseignants.

Côté syndical, on estime que le ministre fait possiblement fausse route. Interrogée par l'AFP, Guislaine David, secrétaire générale de la FSU-SNUipp, a estimé qu'avant de "donner des injonctions aux enseignants, il faut comprendre ce qui fait obstacle à l'écriture". Selon elle, ce n'est pas tant la lecture qui pose problème, mais la compréhension des textes. Or "pour écrire, il faut comprendre", assure-t-elle.

"Ensuite, il faut se poser la question des conditions d'enseignement qui font obstacle : les conditions d'apprentissage sont dégradées par des effectifs chargés", a-t-elle observé par ailleurs.

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