Un changement du tout au tout ou de toutou ?
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Oui. Les avis sont partagés. La rencontre Trump-Macron qui vient d'avoir lieu aux États-Unis, divise les analystes géopolitiques en deux camps qui s'opposent frontalement.
D'un côté il y a ceux qui affirment qu'il faut être aveugle ou stupide (ou les deux) pour ne pas voir qu'il ne s'est pas agi d'une rencontre entre chef d'état lors de laquelle Donald Trump et Emmanuel Macron se sont entretenus d'égal à égal, mais d'une convocation que Donald Trump, maître du jeu en Occident en tant que Président des États-Unis et patron de l'OTAN, a adressée à Emmanuel Macron. Qu'à cette convocation s'est empressée de répondre un Emmanuel Macron qui, en tant que Président de la France, est le valet de Donald Trump. Jupiter se serait transformé pour l’occasion en Toutou. D'après eux, Emmanuel Macron est venu à cette convocation prendre les ordres de la maison mère.
Des ordres auxquels Emmanuel Macron a accepté de se soumettre publiquement, officiellement, lors de la conférence de presse qu'ils ont tenue ensemble ensuite, précisément à cet effet. À savoir afin qu'Emmanuel Macron fasse état de cette acceptation en mondiovision, c'est-à-dire à l'attention tant des dirigeants Russes et Chinois, que de Volodymyr Zelenski et d'autres dirigeants Européens.
Parmi les analystes géopolitiques qui sont de cet avis, figurent évidemment les analystes américains et pro-Américains, ainsi que les dirigeants politiques, européens et autres, qui se sont positionnés ouvertement en faveur de la paix... avant que Donald Trump ne fût réélu. Et, y figurent également quelques politiciens européens, fervents partisans d'une aide financière, matérielle et militaire totale de l'Europe à l'Ukraine. Pourquoi ? Parce que ce qu'ils disent avoir vu et entendu lors de cette conférence de presse, c'est un retournement de veste d'Emmanuel Macron.

Et c'est vrai que, sans vouloir prendre parti, le ton employé par Emmanuel Macron à cette occasion, est totalement à l'opposé du ton qui fut le sien durant la vidéo qu'il a publiée sur TikTok, la veille, vidéo dans laquelle il a dit ceci à propos de sa rencontre avec Donald Trump à venir :
« Je vais lui dire, « Au fond, tu ne peux pas être faible face au Président Poutine. C'est pas toi. C'est pas ta marque de fabrique, c'est pas ton intérêt. Comment ensuite être crédible face à la Chine si t'es faible face à Poutine ? » Je vais lui dire, « Si tu laisses l'Ukraine prise, la Russie sera inarrêtable pour les Européens, pour tous. Elle sera non seulement encore plus forte, elle continue d'investir, mais elle va récupérer l'Ukraine et son armée qui est une des plus grandes d'Europe, avec tous nos équipements, y compris américains. Ce serait une faute stratégique énorme. »
Et c'est pareillement vrai que les propos en faveur de la paix qu'Emmanuel Macron a tenus pendant la conférence de presse post-entretien avec Donald Trump, étaient, eux aussi, à l'opposé des propos belliqueux au possible qu'il a tenus deux jours plus tôt à Paris. C'était lors de la conférence de presse organisée justement sur la position de l'Union européenne, quant à la suite qu'il convient de donner au conflit en Ukraine. En effet, à cette occasion-là Emmanuel Macron avait expressément indiqué que l'Union européenne (et lui-même en particulier) s'opposait catégoriquement à des pourparlers de paix, temps que l'Ukraine n'aurait pas gagné la guerre, et que l'Union européenne continuerait voire intensifierait son aide financière, matérielle et militaire à l'Ukraine en ce sens. Y compris par l'envoi de troupes, et au besoin par le recours à l'arme nucléaire. Du moins la menace de l'utilisation de celle-ci qu'avait encore martelé à demi-mots, un Emmanuel Macron alors leader autoproclamé des va-t-en-guerre, pour indispensable que cela lui est à exister encore politiquement, complètement discrédité qu'il est, en France. Discrédité au regard de la situation politique, économique et sociale catastrophique dans laquelle le pays se retrouve aujourd'hui au terme malheureusement pas encore totalement échu de son second mandat. « Et le pire reste à venir. » Ici, c'est moi qui parle.
Les partisans d'une analyse de cette rencontre entre Donald Trump et Emmanuel Macron, tendant sans équivoque vers la soumission du second au premier, qui constitue le premier des deux côtés qui donc s'affrontent diamétralement sur le sujet ; ces partisans avancent en sus qu'il s'est aussi agi là d'une humiliation. En attestent, selon eux, les moqueries dont Donald Trump a usé à l'endroit d'Emmanuel Macron, concernant la personne avec laquelle ce dernier est marié. Le second degré qu'il aurait eu en désignant cette personne par l'emploi des mots « merveilleuse femme » et « belle femme », matérialise le soutien inconditionnel affiché que Donald Trump a pour Candace Owens, cette youtubeuse américaine qui a donné une portée mondiale, à cette thèse qui consiste à remettre en cause le genre de Brigitte Macron (genre qui n’a toujours pas été prouvé par l’intéressée, si ce n’est avec un argument d’autorité : je suis qui je suis car je dis que je le suis !)
Or, c'est là exactement le contraire de ce qu'avancent les analystes géopolitiques qui figurent au sein de l'autre côté, le second des deux côtés qui s'affrontent diamétralement sur le sujet. Ces personnes affirment que les termes « merveilleuse femme » et « belle femme » sont à prendre au premier degré. Que par l'utilisation de ces mots, c'est Donald Trump qui a retourné sa veste. Qu'il a décidé de tordre le cou publiquement à cette rumeur. D'y couper court et définitivement. Que la plaisanterie n'a que trop duré. Que Candace Owens et Xavier Poussard (et autres) se sont fourvoyés et s'en seraient suffisamment mis dans les poches avec ces affabulations indignes.
Et d'ailleurs le livre « Devenir Brigitte » (en anglais « Becoming Brigitte ») que Xavier Poussard a écrit sur le sujet et dont Candace Owens a assuré la promotion sur Internet ; livre sur la couverture duquel la mention « Candace Owens présente une enquête de Xavier Poussard » ; ce livre a été exclu du référencement par Amazon avant d’être rétabli hier. Le mot censure a de suite été scandé sur les réseaux sociaux, effet Streisand garanti et une publicité additionnelle for à propos. Certains y voient davantage un élément technique qu’Amazon aurait demandé à Xavier Poussard.
Pour ces analystes géopolitiques-là, il est une évidence incontestable que Donald Trump a fait ceci via cette rencontre au sommet : il s'est employé à présenter au monde entier Emmanuel Macron comme étant le leader politique de l'Europe. Le dirigeant européen que le Président des États-Unis et patron de l'Otan considère comme étant le plus compétent. Et surtout le dirigeant le plus légitime pour pouvoir mener avec lui les négociations de paix qui s'imposent entre l'Ukraine et la Russie. Une paix durable et « équitable » (mots employés par Emmanuel Macron lors de cette fameuse conférence de presse) dont Donald Trump et Emmanuel Macron ont « communément convenu ensemble » (le pléonasme est délibéré).
Ils ajoutent qu'en outre, Emmanuel Macron s'est montré on ne peut plus ferme et déterminé, puisqu'il n'a pas hésité à couper la parole à Donald Trump, et reprendre celui-ci lorsqu'il a indiqué que c'était « du faux argent » que l'Union européenne a prêté à l'Ukraine, à l'inverse des États-Unis, et que ce sont ces derniers qui ont fourni le plus gros de l'effort international en ce sens.
Et dès lors ils concluent que cette visite officielle d'Emmanuel Macron aux États-Unis est un succès plein et entier, tant pour « lui-même personnellement » (1) que pour la France, l'Europe, le monde libre, l'Univers tout entier et les galaxies environnantes.
Si-si ! Il existerait bien des univers parallèles.
Pour certains, l'affirmation procède d'un délire psychédélique. Pour d'autres elle relèverait plutôt de la psychiatrie.
Pour ma part, une fois n'est pas coutume, je ne me prononcerai pas. La raison à cela est simple. Jean-Christophe Perrochon, médecin chef de l’Élysée, persiste toujours dans son refus de rendre public le bulletin de santé complet du Président de la République, à savoir diagnostic médical, mental compris, que France-Soir lui a demandé par sommation interpellative délivrée par exploit d'huissier. La publication de ce bulletin de santé complet semble pourtant exigée de lui, Emmanuel Macron s'étant engagé en 2017 en faveur d'une transparence absolue dans ce domaine. Le Conseil constitutionnel, saisit d’une requête, a, lui aussi, botté en touche, et cela ne risque pas de changer avec la nomination de Richard Ferrand macronien convaincu.
Et, comme dans ce domaine précis de la bonne santé mentale, la présomption d'innocence pénale, paradoxalement, ne vaut par définition que pour les simples d'esprit, pour Emmanuel Macron, refuser de se soumettre à ce diagnostic et à sa publication serait avouer qu'il n'a plus toute sa tête.
« Si tant est qu'il ait été lucide un jour », me souffle Docteur Alwest :
Certes, humoriste de profession qu'il est, cet authentique résistant est un faux médecin. Toutefois, j'ai très nettement davantage confiance en lui que dans les médecins diplômés. En tout premier lieu tous ceux qui ont participé au « coronacircus » et qui ont fait la promotion du vaccin.
Néanmoins, comme à l'accoutumée, respect de la Charte de Munich oblige, je laisse à chacun d'entre vous le soin de forger son propre avis.
1) c'est une journée spéciale pléonasmes, précisions surabondantes, périssologies & Cie.
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